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    Les prochaines extensions du CBAM : ce qui attend les industriels après 2026

    Les prochaines extensions du CBAM : ce qui attend les industriels après 2026

    CatrbTrack Team04/09/2025
    CBAM extensions
    Décarbonation industrielle
    Réglementation européenne climat
    Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (CBAM) entrera pleinement en vigueur en janvier 2026, couvrant initialement six catégories de produits : acier, ciment, aluminium, engrais, électricité et hydrogène. Mais la réglementation européenne ne s’arrêtera pas là. Dès 2026 et au-delà, une extension progressive est envisagée pour inclure d’autres secteurs industriels fortement émetteurs. Comprendre cette trajectoire est essentiel pour les entreprises souhaitant anticiper leurs obligations et préserver leur accès au marché européen. Une extension graduelle prévue dans le règlement Le règlement européen 2023/956 prévoit explicitement que le champ d’application du CBAM soit élargi dans les années qui suivent sa mise en œuvre. La Commission européenne doit présenter, dès 2026, une évaluation et des propositions législatives pour inclure de nouveaux produits. L’objectif est d’aligner progressivement le CBAM sur l’ensemble des secteurs couverts par le système européen d’échange de quotas d’émissions (EU ETS). Secteurs pressentis pour entrer dans le CBAM Plusieurs filières industrielles sont déjà identifiées comme candidates prioritaires à l’extension : Produits chimiques organiques : de nombreux intrants pétrochimiques utilisés dans l’industrie. Polymères : plastiques de base et dérivés, présents dans une multitude de chaînes de valeur. Verre : production fortement émettrice en raison de la consommation énergétique élevée. Céramiques : briques, tuiles, carreaux et autres produits à forte intensité énergétique. Papiers et cartons : secteur consommateur d’énergie et émetteur de CO₂ lors de la fabrication. Plastiques transformés : une extension qui pourrait toucher des produits finis et intermédiaires. Ces industries sont dans le viseur car elles représentent une part importante des émissions industrielles européennes et sont exposées au risque de fuite de carbone. Un horizon à 2030 : vers une couverture quasi complète À terme, l’ambition de l’Union européenne est d’intégrer la quasi-totalité des secteurs couverts par l’EU ETS dans le CBAM d’ici 2030. Cela inclurait non seulement les produits de base, mais aussi certains produits semi-finis ou transformés, afin de limiter les contournements liés aux chaînes d’approvisionnement. Quels enjeux pour les industriels ? Pour les entreprises concernées, l’extension du CBAM aura plusieurs conséquences majeures : Traçabilité carbone renforcée : obligation de mesurer les émissions directes et indirectes de manière fiable et vérifiable. Hausse des coûts d’exportation vers l’UE pour les filières fortement émettrices. Pression accrue pour investir dans la décarbonation : efficacité énergétique, électrification des procédés, recours aux énergies renouvelables, capture du carbone. Nouvelles opportunités de compétitivité pour les industriels capables d’anticiper et de proposer des produits à faible intensité carbone. Anticiper dès aujourd’hui Les industriels africains et internationaux doivent considérer le CBAM non comme une mesure isolée, mais comme une composante durable de la politique commerciale et climatique européenne. L’élargissement à de nouveaux secteurs signifie que même des filières non encore concernées doivent dès maintenant : Évaluer leur empreinte carbone. Investir dans des solutions de réduction des émissions. Mettre en place des systèmes de collecte et de vérification des données. Le CBAM s’inscrit dans une logique de long terme : aligner le commerce international sur les objectifs climatiques mondiaux. Après 2026, les entreprises des secteurs chimique, papetier, verrier ou encore céramique seront en première ligne. Anticiper cette évolution réglementaire constitue aujourd’hui un facteur clé de résilience et de compétitivité.